Plus de transparence pour les comparateurs en ligne

29-05-2016

Ce serait près de trois français sur quatre qui passent par les comparateurs en ligne pour réserver un vol, acheter un produit ou évaluer des contrats d’assurance. Ces sites sont devenus presque incontournables. Mais ce que savent rarement les internautes, c’est qu’ils ne sont pas toujours transparents…

magasin physique et comparateur de produits en ligne

Comparer des offres commerciales, mais sur quels critères  ?

Les comparateurs en ligne ne précisent pas toujours les critères qu’ils utilisent pour comparer les différentes offres commerciales. Les informations qu’ils affichent sont parfois incomplètes ou inexactes. Et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), les rappelle régulièrement à l’ordre.

C’est dans ce contexte qu’un décret publié le 24 avril 2016 met en application une disposition de la loi Hamon (ou loi consommation de 2014). Ainsi à partir du 1er juillet prochain, les comparateurs de produits devront afficher clairement et sur une page accessible depuis toute page du site : 

  • Leurs critères de classement par défaut des offres.

Le classement par défaut est souvent basé sur un critère de pertinence (notion relativement floue) ou un critère de popularité d’une offre. Point important puisque les consommateurs se concentrent souvent sur les premiers résultats qui s’affichent.

  • Les conditions dans lesquelles les comparateurs référencent leurs offres.

En effet, ils proposent rarement toute l’offre du marché et certains grands acteurs du marché refusent d’être référencés et distribués par ces sites. Ce qui biaise les résultats.

Publicités et liens financiers indirects

Mais les comparateurs de prix devront aussi être plus transparents sur leurs business models.

En effet, le service étant gratuit pour les utilisateurs, ceux-ci pensent souvent qu’ils se rémunèrent grâce à la présence de publicité. Or ces services sont aussi (et surtout) payés par leurs partenaires en tant que rapporteurs d’affaire.

Certaines entreprises rémunèrent les comparateurs pour être placé en tête des résultats. Ce qui, s’il n’y a pas clairement une mention « annonce » ou « publicité » correspond à de la publicité déguisée.

Enfin, ces plates-formes seront aussi dans l’obligation de préciser les relations contractuelles et financières qu’ils ont avec certains professionnels. Ainsi, certains comparateurs appartiennent à de grands groupes : Assurland est détenu par Covéa (Maaf, MMA, GMF), le Lynx par le groupe d’assurance anglais Confused.com.

Et vous, utilisez-vous les comparateurs en ligne ?

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