Quand les boutons "acheter" envahissent le web

02-08-2015

Les boutons acheter se multiplient sur le web

Après les « J’aime » et autre « partage », les grands acteurs du web multiplient les boutons « acheter ». Objectif : simplifier le processus d’achat pour les internautes, mais aussi, devenir incontournable pour le e-commerce. Au détriment des sites de E-commerce ?

Le e-commerce sur les réseaux sociaux : entre attente et désillusion

On a beaucoup parlé de S-commerce (commerce sur les réseaux sociaux), de F-boutique pour les boutiques sur Facebook, avec à chaque fois l’idée que cela allait révolutionner le commerce électronique. Mais aucune des différentes tentatives lancées par les géants du web n’a jusqu’ici abouti.

Peut-être parce que les réseaux sociaux sont d’abord et avant tout utilisés pour échanger, entre amis, famille, cercle professionnel. On se renseigne, on s’informe, on recommande produits et professionnels, mais on n’achète pas. Les réseaux sociaux sont davantage utilisés pour du marketing conversationnel, pour de la fidélisation, mais pas pour acheter directement.

Les internautes ont moins confiance dans les réseaux sociaux que dans les sites de marchand pour leurs achats. Ce n’est pas pour autant que les géants du web désarment. Bien au contraire, les initiatives se multiplient.

Des boutons "acheter" sur les réseaux sociaux, les smartphones et même chez vous !

Le réseau social Pinterest a lancé en juin 2015 un bouton "Buy". Ayant beaucoup moins d’utilisateurs que Facebook ou Instagram, ce réseau est utilisé différemment. Il s’agit d’un équivalent virtuel aux tableaux lièges sur lesquels on épinglerait des images qui nous inspireraient. Ses membres l’utilisent beaucoup comme un outil d’inspiration, une liste de vœux ou un guide d’achat, notamment dans tout ce qui a trait à l’aménagement et à la décoration intérieure.

Google déploie ses ambitions face au m-commerce

Google a lancé une expérimentation, en juillet 2015, pour permettre aux possesseurs de smartphones d’acheter en trois clics un produit trouvé lors d’une recherche. Pour le lancement, Google annonce ne prendre aucune commission sur les transactions. La monétisation de ce service fonctionne avec des liens sponsorisés, comme pour la publicité avec Google Adwords. Objectif : simplifié l’expérience d’achat. Aujourd’hui, après avoir effectué une recherche sur google avec un smartphone, les acheteurs potentiels doivent d’abord cliquer sur un lien. Ils sont ensuite redirigés vers le site web, qui n’est pas forcément adapté au mobile, puis créer un compte. Trop long pour Google qui espère ainsi profiter de l’essor du m-commerce et devenir incontournable.

Les "dash button" d’Amazon s’invitent chez vous !

Avec les "dash button" d’Amazon, le paiement en un clic s’invite directement chez vous. Réservés à certains membres pour l’instant, il s’agit d’installer des boutons chez soi et de les paramétrer, via une application. Une simple pression dessus, lance alors la commande présélectionnée. Selon Amazon, ces boutons sont la garantie de ne jamais rencontrer de rupture de stock concernant les consommables vitaux (papier toilette ou lame de rasoir).

Vers la fin des sites marchands ?

Mais le positionnement de ces géants du web sur le e-commerce pose aussi la question du devenir de nombreux sites marchands. Est-ce que les internautes iront encore acheter sur des sites de ecommerce indépendants ? Quelles sont les valeurs ajoutées et les identités que ces sites doivent travailler pour se démarquer ? Mais, est ce qu’il n’y a pas là aussi un risque d’abus de position dominante comme pour le service Google Shopping ?

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