Olli, le transport en commun autonome, flexible et imprimé en 3D

27-06-2016

Olli est-t-il le transport en commun de demain ? Ce minibus conçu par l’entreprise américaine Local Motors fonctionne à l’électricité, est utilisable à la demande, discute directement avec les passagers et est imprimé en grande partie en 3D. Sa seule barrière : les législations actuelles.

Un concentré de mobilité numérique

Ce petit bus de 12 places est un concentré des innovations numériques qui vont révolutionner le monde de la mobilité dans les prochaines années. Olli fait partie des véhicules autonomes qui ne nécessitent pas de conducteurs. Ce véhicule qui fonctionne à l’électricité peut-être appelé depuis n’importe quel lieu, via un smartphone et pour choisir sa destination, il suffit de lui parler dans un « langage naturel ».

Intelligence artificielle et modération humaine.

La gestion des différents véhicules, leurs trajets et leurs réservations est contrôlée par de multiples logiciels, eux-mêmes chapeautés par des humains. L’intelligence artificielle développée par IBM : « Watson » leur vient aussi en aide. Elle permet les interactions en langage naturel : la compréhension de variations d’expression ou de requêtes plus implicites comme « Olli, emmène-moi au bureau »

Une impression 3D modulable d’une durée d’une dizaine d’heure.

L’autre point fort, c’est sa fabrication. Local Motors utilise des micro-usines et de l’impression 3D. Ce mini-bus peut être en partie imprimé à la demande dans une micro-usine du constructeur. Jay Rogers, CEO et fondateur de Local Motors a indiqué au magazine Industry Week « Nous devrions pouvoir l’imprimer en une dizaine d’heures et l’assembler en une heure ».

L’impression 3D permet aussi une certaine modularité. Il est ainsi possible d’imaginer des mini-bus avec un aménagement intérieur spécifique : un espace classique s’il s’agit de transporter des personnes quotidiennement, avec un espace bagage s’il s’agit de voyageur ou un espace café pour les trajets plus long, etc…

En attendant une évolution législative…

Contrairement à Google et aux constructeurs automobiles traditionnels, Local Motors se dit prêt à tester ses véhicules en conditions réelles dès à présent. Seule la législation l’en empêche.

En France, l’expérimentation de véhicules autonomes sur les routes traditionnelles est en cours depuis 2015. En avril 2016, des convois de camions semi-autonomes ont traversés l’Europe avec succès. Les initiatives se multiplient et la législation devrait s’adapter plus ou moins rapidement.

Une petite révolution à venir pour les prochaines années.

Sources :