L’impression 3D entre dans une phase industrielle

31-08-2014

L’impression 3D commence peu à peu à sortir des laboratoires de Recherche et Développement pour rejoindre les centres de production.

L'impression 3D et l'industrie

General Electric doit ouvrir en 2015 sa première usine de production par impression 3D. Cette usine produira les injecteurs de fuel du moteur LEAP (Leading Edge Aviation Propulsion), moteur destiné aux futurs avions monocouloirs. Cette production n’est en rien anodine.

Réaliser une production de pièces finales par impression 3D pour l’aéronautique impose des procédures de sécurité, de traçabilité et d’anticipation des défaillances, drastiques. Les imprimantes 3D sélectionnées permettent de produire des pièces avec une résolution de moins de 20 microns. Le moteur LEAP a été choisi par Airbus, Boeing et Comac avec près de 5830 précommandes en novembre 2013.  Si cette première production est satisfaisante, d’autres pièces devraient être prochainement produites par ce biais.

L’impression 3D face aux petites séries et à la personnalisation.

Dans d’autres secteurs d’activités, l’impression 3D est utilisé pour créé des petites séries ou personnaliser les produits. Seagway est la marque de ces engins qu’utilisent certains employés pour faciliter leurs déplacements et couvrir une distance plus importante en un temps restreint. Cet objet est régulièrement utilisé lors d’opération de tractage en ville, par des agents d’accueil ou de sécurité dans de grands espaces.

Seagway fait régulièrement face à des demandes spécifiques de clients. Ces demandes représentent de volumes de production faible, mais qui, cumulés, forment un enjeu commercial conséquent. Une production traditionnelle n’est pas adaptée pour répondre à ces demandes, puisqu’elle nécessiterait la création de moules spécifiques impliquant à la fois des délais extrêmement longs et des investissements tout aussi conséquents. L’impression 3D permet à Seagway de limiter les coûts à la modélisation et à la production de chaque pièce. Les besoins spécifiques sont ainsi couverts à moindre coût. Ce qui rend l’entreprise d’autant plus compétitive.

Ainsi, l’impression 3D quitte peu à peu la création d’objets personnalisés, en plastique pour entrer dans des secteurs industriels de pointe (aéronautique,…) ou dans des secteurs plus classiques (seagway…). L’enjeu à venir pour les imprimantes 3D sera l’impression sur de nouveaux matériaux (alliages, graphènes, etc.) aux propriétés et donc aux usages différents.

Source : zesmallfactory.com