L’impression 3D bouleverse la logistique

24-08-2014

la poste expérimente les futurs usages de l'impression 3D

L’impression 3D, une opportunité pour les services postaux ?

Alors que le volume de courrier papier ne cesse de diminuer et que le métier de facteur est en mutation la poste française propose un brainstorming pour savoir à quoi ressemblera son service en 2020 : La poste 2020. Ce secteur se tourne notamment vers l’impression 3D pour retrouver un second souffle.

La poste française a testé en novembre 2013, dans trois bureaux d’île de France, la commercialisation d’objets 3D. Cette expérimentation permettait d’envoyer un objet de façon dématérialisée, sous forme de fichier STL et le destinataire pouvait le personnaliser et l’imprimer. L’expérimentation semble positive puisque la poste serait entrain d’augmenter le nombre de bureaux proposant ce service.

L’enjeu du dernier kilomètre en logistique

Le service postal américain (United States Postal Service – USPS), quand à lui, vient de publier une étude qui envisage l’impression 3D comme une opportunité pour son développement. Avec l’impression 3D, les centres de productions devraient se rapprocher à nouveaux des consommateurs finaux Le fait que le centre de production ne soit plus distant va nécessairement impacter les services logistiques. Mais l’USPS considère que sa force réside non dans le transport longue distance, mais dans « le transport du dernier kilomètre ». Si l’objet est imprimé dans un centre de production à proximité du consommateur final, il faudra toujours l’acheminer jusqu’au consommateur final. Si la production a lieu directement chez le consommateur final celui-ci aura besoin de s’approvisionner en matières premières.

Enfin, comme pour la poste française, l’USPS envisage une évolution de son métier vers la production de certains produits (pièces de rechanges, objets personnalisables, etc.) directement dans ses locaux. (Etude de l’USPS : « If it prints, it ships : 3D Printing and the Postal Service »  )

Dans les transports maritimes, l’impression 3D devient un facteur de compétitivité

L’entreprise Maersk, entreprise de transport maritime de containers, expérimente actuellement l’utilisation d’impression 3D dans ses bateaux pour faire faire évoluer son activité de maintenance dans les prochaines années. En effet, une panne sur ces supertankers peut rapidement engendrer des coûts colossaux, lié à l’immobilisation de ses marchandises.

L’impression 3D permet de dématérialiser le transport de la pièce de rechange du centre de stockage ou de modélisation jusqu’au bateau, en pleine mer. Cette technologie permet aussi d’éviter que le bateau se détourne de sa route maritime ou soit immobilisé dans un port en attendant l’acheminement de la pièce manquante. Par ailleurs, elle libère en partie l’espace dédié aux pièces de rechange pour augmenter l’espace commercial. Si toutes les pièces ne peuvent pas entrer dans ce processus actuellement, on voit bien l’impact que peut avoir l’impression 3D sur la logistique distante.

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