Les objets connectés utilisés comme preuves lors d’un procès ?

08-02-2015

Utilisation d'objets connectés comme preuve juridique

En offrant un historique précis de l’activité des utilisateurs, les objets connectés pourraient devenir des éléments de preuve importants au cours des procès de justice.

Exemple dans le cadre d’un procès qui s’est déroulé au Canada, un objet connecté a permis de déterminer les performances physiques d’une jeune femme blessée dans un accident survenu il y a 4 ans dans la ville de Calgary au Canada.

Victime d’un accident ayant fortement diminué ses capacités physiques, elle réclame d’importants dommages et intérêts, que ses avocats justifient en se basant sur une expertise médicale, mais également sur les données récoltées par son bracelet connecté Fitbit.

L’étude des habitudes de la plaignante a duré plusieurs mois, pour recueillir suffisamment de données avant qu’elles ne soient analysées par Vivametrica, une entreprise spécialisée dans l’analyse d’informations récoltées par le biais d’appareils connectés. L’objectif est de déterminer le niveau d’activité quotidien de la jeune femme vis-à-vis du reste de la population active de son âge.

Selon Forbes, il s’agit de la première affaire en la matière, mais en cas de résultats concluants, la démarche pourrait se généraliser, notamment compte tenu du nombre d’utilisateurs de ce types d’accessoires.

L’utilisateur peut aussi choisir de partager ses données de santé connectée avec un organisme d’assurance, comme dans l’exemple d’HealthKit d’Apple, qui serait actuellement en discussions avec des organismes de santé aux Etats-Unis.