Free Basics, « l’Internet gratuit » de Facebook qui n’est pas de l’Internet

20-01-2016

Le réseau social Facebook propose depuis plusieurs années le service « Free Basics », afin de connecter les populations qui n’ont pas accès à internet. Via ce service, il est possible d’utiliser un moteur de recherche, de lire des infos et bien sûr d’utiliser Facebook. Mais l’Egypte et l’Inde ont bloqué l’accès à ce service en décembre 2015. Peut-être parce que ce n’est pas tout à fait de l’Internet…

La neutralité du Net en question

Le 23 décembre 2015, le régulateur des télécoms indien (TRAI) a ordonné à l’opérateur Reliance Communications de suspendre temporairement son offre partenaire avec Facebook. Cet opérateur proposait le service Free Basics de Facebook, permettant d’accéder à internet de façon limitée, allégée mais gratuite…

Si le régulateur indien s’oppose ainsi à Facebook, c’est parce qu’un accès différencié et incomplet à internet entre, selon lui, en conflit avec la neutralité du Net. Ce concept veut que tout média présent sur internet puisse être acheminé de la même manière. Ainsi, une vidéo comme un texte sont équitablement accessibles dès que l’on est sur Internet, et ce, sans bridage.

Or avec Free Basics, Facebook est maître des services accessibles gratuitement. Ainsi il est possible de lire un article de la BBC, mais il faut payer pour lire un article sur LeMonde.fr. De la même façon, seul le moteur de recherche bing est accessible. Etc. Facebook choisit les données accessibles via Free Basic

Free Basic, une manière de briser une barrière technologique

Pour Mark Zuckerberg, pdg de Facebook, l’accès à Internet, de façon limitée, mais gratuite permet de briser une barrière et de rendre internet disponible pour des personnes qui ne savaient pas comment l’aborder où s’y connecter. Dans une tribune, il affirme même que « la moitié des personnes qui utilisent Free Basics pour se connecter à Internet la première fois vont se mettre à payer pour un accès complet dans les trente jours ».

42% d’humains connectés à Internet…

Cependant l’enjeu n’est pas négligeable et désintéressé. Avec 42 % de la population mondiale seulement qui est connectée à Internet, c’est un marché prometteur. Par ailleurs, l’Inde est importante pour Facebook. C’est le second plus grand marché après les Etats-Unis avec près de 135 millions d’utilisateurs inscrits. Mais l’Inde  aussi une grande part de sa population qui n’est pas connectée à Internet… Pour Facebook, il y a là, un formidable potentiel pour accroitre son audience et la monétiser.

Source :

Retrouvez toutes nos formations sur Facebook et les réseaux sociaux