Exosquelettes et réalité virtuelle pour marcher à nouveau

10-10-2016

Patient tétraplégique aidé par un exosquelette

Un groupe international de chercheur a réussi, grâce à un traitement à base d’interface neuronale directe, d’exosquelette robotisé et de réalité virtuelle à redonner partiellement des capacités physiques à 8 paraplégiques.

De manière inattendue ce traitement a poussé le système nerveux des patients à recouvrer certaines de ses capacités.

Ré-apprendre à marcher avec un exosquelette

Le 9 Août 2016, une étude publiée dans la revue Scientific Reports a démontré que des paraplégiques ont été capables de retrouver l’usage partiel de leurs jambes et ce alors que leurs blessures à la colonne vertébrale avaient préalablement été diagnostiquées incurables.

L’étude s’est déroulé en 2014 auprès de patients souffrant de blessures remontant de 3 à 13 ans auparavant. Les patients étaient entourés par des exosquelettes : squelette robotisé extérieur au corps humain (par oppostion au squelette interne : endosquelette). Technologie qui permet notamment de décupler les capacités des corps.

 La réalité virtuelle permettait de les immerger dans un environnement numérique, dans lequel ils retrouvaient leurs jambes et « marchaient » avec. Une interface neuronale spécifique a été développé pour faire le lien entre les deux. Cette interface intercepte les signaux relatifs aux mouvement générés par le cerveau et les convertis en commandes pour l’exosquelette.

Deux sessions d’une heure par semaine venaient compléter les séances de kinésithérapie classique. Un an plus tard, les 8 patients ont montré des signes d’amélioration, quatre d’entre eux passant de paralysie totale à partielle et certains peuvent marcher sans aide.

Un cerveau plastique qui s’adapte

Les chercheurs espéraient permettre aux patients paraplégiques de marcher à l’aide d’exosquelettes, qu’ils contrôleraient par leur pensée. Mais, ils ont découvert un résultat surprenant. Au bout de 7 mois, ils se sont rendus comptes que ces entraînements avaient poussé le système nerveux des patients à recouvrer certaines de leurs capacités.

Pour Ars Technica, ces résultats concordent avec de précédentes études sur le sujet qui avaient déterminé que 80% des patients paralysés ont toujours des systèmes nerveux fonctionnels malgré leur condition. D’autres études avaient aussi montré de légères modifications dans le cas de patients utilisateurs d’interfaces neuronales directes.

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