Des voitures connectées plus fiables que les humains ?

16-08-2015

Les voitures connectées s'améliorent

Le conflit entre les taxis VTC et chauffeur Uber sera prochainement de l’histoire ancienne. Les voitures connectées s’améliorent et de plus en plus d’expérimentations ont lieu en situations réelles.

Plus sûres que l’humain, d’après Google, ces voitures autonomes ont cependant aussi des failles.

Mcity, un centre-ville reconstitué pour les voitures connectés.

L’université du Michigan a ouvert les portes de Mcity, le 20 juillet dernier. Ce faux centre-ville s’étend sur 12 hectares et rassemble réseau routier, intersections, signaux de circulation, robots piétons et obstacles de chantier, sans oublier une multitude de capteurs pour récupérer les données. Mcity doit permettre aux constructeurs automobiles d’analyser les réactions des véhicules autonomes dans différentes circonstances avant de les tester sur des routes ouvertes au public. Mais il s’agit aussi pour les constructeurs automobiles, historiquement présents à Détroit, Michigan, de concurrencer les acteurs de la Silicon Valley.

Circulation sur route et premiers accidents

Mais les voitures connectées peuvent d’ores et déjà et sous certaines conditions, circuler sur les routes de Californie, du Nevada, de Floride ou du Michigan. En Mai 2015, Google a lancé une opération de communication suite à plusieurs articles évoquant des accidents impliquant leurs voitures autonomes. D’après la firme, aucun de ces 11 accidents cités, n’a été causé par une défaillance des algorithmes. Il s’agissait à chaque fois d’erreurs humaines, qu’il s’agisse de conducteurs de véhicules tiers ou de chauffeurs reprenant la main sur la Google car. Et Google d’imaginer une route plus sûre dans le futur, car il n’y aura plus de conducteurs humains et avec eux plus d’accidents.

De son côté, le Royaume Uni s’est doté d’un guide de bonne conduite pour les voitures autonomes. Reprenant des règles classiques (respect du code de la route), ce code implique qu’une personne soit présente à bord, et suive les mêmes règles qu’un conducteur classique, afin de pouvoir reprendre le contrôle du véhicule à tout moment. Le Royaume Uni finance aussi des projets destiné à améliorer la fiabilité de ces voitures ou à inventer des usages afin d’aider les personnes âgées.

Le piratage informatique : écueil des voitures connectées ?

Mais, le grand risque de ces voitures autonomes est peut être ailleurs, dans le piratage informatique. Charlie Miller et Chris Valasek, deux experts en sécurité informatique, ont pris le contrôle d’un véhicule depuis un ordinateur. Ils n’ont pas eu besoin d’installer quelque chose sur ce véhicule. Ils se sont appuyés sur le système Uconnect, un ordinateur connecté à Internet qui contrôle la navigation et les outils multimédias du véhicule. Ils sont parvenus à couper les freins d’une Jeep et dans certaines conditions sont capables de prendre la main sur la volant… La sécurité informatique constitue un enjeu de sécurité autoroutière conséquent

Alors, vous avez mis à jour votre antivirus, avant de d’enclencher le contact ?